Salut les kiki ! On va découvrir ensemble aujourd’hui un shoot’em up dont je ne soupçonnais même pas l’existence avant le weekend dernier, et qui pourtant mérite son astéroïde à l’édifice.

On l’a déjà vu, la Game Boy Advance regorge de petites pépites ici et là qui font que, pour moi, elle fait partie des meilleures consoles portables sorties à ce jour. Et dans cette corne d’abondance, s’il y a bien genre donc on parle peu, c’est bien les jeux de pioupioupiou-pioupioupiou.

Pourtant, Iridion 3D est un jeu qui a carrément fait partie du lancement de la console aux USA en 2001. Une mise en orbite hélas mitigée, même si la presse ne tarira pas d’éloges sur certains aspects et soupçonnera même que la GBA est déjà poussée dans ses retranchements… alors qu’elle vient de sortir !

Sous ce nom un peu kitch, « Iridion » (hommage probable à Uridium sur Commodore 64 ) désigne une race d’extraterrestre qui vient d’envahir la planète bleue et il convient au héros de rétablir l’ordre de la supériorité de la race humaine. Shinji va donc découvrir et piloter un robot nommé l’EVA-01… hum… pas du tout. On va en fait incarner un pilote (dont on ne connaitra jamais le nom) qui va prendre le contrôle d’un vaisseau prototype, le SHN .

Bon ok, ce n’est pas le scénario qui va faire cracher ses tripes à la petite de Nintendo, même si l’on peut saluer le fait qu’il soit appuyé par des cutscène à base d’images semi animées de très bonne qualité.

Non, en réalité ce sont surtout ses graphismes, totalement refondus pour l’occasion puisque le jeu était d’abord prévu sur Game Boy Color (lui-même issue d’une esquisse sur Amiga à la base, il paraît), qui bluffent au premier coup d’œil. Savant mélange de fausse/quasi 3D réalisée à partir de zooms de sprites façon mode 7, l’effet est saisissant… même si du coup le sobriquet « Iridion 3D » est un poil pompeux. Malgré cela, je vous jure qu’il faut vraiment le voir pour le croire !

Le joueur va donc se laisser porter dans les 7 niveaux (et autant de boss) de ce Rail Shooter en se déplaçant sur toute la surface de l’écran sauf en profondeur, rappelant les grandes heures de Space Harrier . Plutôt permissif, on possède des vies et une barre d’énergie , ce qui donne droit à l’erreur vu le nombre de boulettes parfois (Très très loin d’un manic shooter fort heureusement), parfait pour les noobs comme moi. Les armes, au nombre de 5 , sont à débloquer et upgradable via des items à ramasser dans les levels, à vous de gérer au mieux selon la situation.

Et s’il y a bien un second point qui fait que, si vous ne l’avez pas déjà compris, ce jeu est impressionnant, c’est bien la musique . Là encore, gros exploit que d’arriver à proposer une OST d’une propreté incroyable, variée, et possible à l’aide d’un moteur propriétaire : le GAX Sound Engine . Branchez votre casque, et une fois encore, il faut l’entendre pour le croire. Ce GAXSE, créé par le développeur Shin’en (D’où l’aéronef SHN), sera utilisé sur près de 60 jeux par la suite.

Malheureusement, si ces quelques lignes vous vantent les points positifs objectifs et relevés par la critique, le jeu sera néanmoins blâmé de par sa redondance graphique ou son appréciation de la profondeur assez délicate , le reléguant parfois même au simple statut de démo technique.

D’ailleurs, si le nom de Shin’en ne vous parle pas, ils n’en restent pas moins connus. Si cette boite Allemande a eu l’opportunité de réaliser une suite à Iridion, qui est celle que nous allons unboxer, ils ont aussi comme fait d’arme une autre série de shoot relativement populaire : Les Nano (Nanostary 1 & 2, Nano Assault…) ; mais aussi plus récemment la série de jeux de course futuriste F-Ze… heuFast Racing Neo/ Fast RMX. 

Maintenant que les bases sont posée, nous allons pouvoir nous attarder sur le second opus, sobrement intitulé Iridion 2 , et analyser les changements, car oui, il y en a quand même pas mal !

Jeu sorti le : 13 Juin 2003
Sur : Game Boy Advance
Prix à sa sortie : Environ 150fr (mais pas sûr)
Note JV.com : Pas de note pour cet Iridion 2. Le premier, Iridion 3D, fut noté 14/20.

La boite 

Si la boite de son ainé était affreuse, celle-ci rattrape le coup tout en restant assez classique. Outre le titre qui a perdu son « 3D », on assiste sur la face avant à une bataille galactique entre le SHN et un des boss. Une représentation artistique d’une scène lambda en somme… complètement entachée par les divers logos PEGI et Vivendi. Ces derniers obstruent littéralement le vaisseau sauveur de l’humanité, là où son homologue Américain et son simple ESRB arrivaient à le laisser respirer un peu.

Au verso le pitch en 5 langues résume bien la situation, puisque nous faisons un bond 100 ans dans le futur, nous propulsant au cœur de l’espace et surtout au cœur des bases aliens, là où le précédent se passait majoritairement sur notre bonne vieille Terre colonisée. Bref vous l’aurez compris, là aussi pas besoin d’un J.J Abrams pour raconter qu’on va éradiquer les reliquats récalcitrants de la dernière fois.

Si le scénario est un copié-collé du siècle dernier, les images présentes au dos nous montre un premier gros changement majeur. Iridion 3D souffrait de lisibilité ? Qu’à cela ne tienne, fini la vue rail shooter à la Warhawk CDI, et bonjour au style plus classique de la vue de dessus  ! Un sacré revirement qui n’enlève rien aux qualités graphiques, toujours à base de pseudo 3D d’une qualité folle… même si là encore on pourra reprocher la répétition des éléments du décor défilant à toute barzingue. Quoi qu’il en soit, cette modification permet de passer de 7 à carrément 15 stages. 

La notice & cartouche 

 

Grâce à ce manuel on découvre l’étendu des changements apportés à ce nouveau space opéra lite. Tout d’abord avec le fameux Music Maker , qui dès l’écran titre vous propose de créer votre propre musique basée sur 4 paramètres (mélodies, Accords, Basses et Percu). Une fière mise en avant du GAXSE dont on a déjà parlé. Toujours pour les mélomanes, un juke box est présent (à dévérouiller) afin d’écouter l’EXCELLENTE ost.

D’ailleurs, un des exploits réalisé est que dès l’introduction contée façon Star Wars le texte est lu avec une voix digitalisée ! Surprenant !

Au niveau des armes, on notera l’ajout des bombes (type celles qui nettoient l’écran) ainsi que la disponibilité de 6 armes . Contrairement à son grand frère, dans lequel on changeait de tir en ramassant un item in game, on peut là choisir l’arme avec laquelle on débutera chaque stage, puis dans le feu de l’action on pourra trouver des objets qui pourront non seulement l’améliorer (ajout de satellites etc…), mais aussi permettre de switcher entre n’importe laquelle des 6. Enfin un super tirest disponible en chargeant le canon avec le bouton A.

Le système de vie et d’énergie sont toujours présents, et il est à noter que l’on peut voir celle des boss dorénavant , ce qui n’était avant pas le cas. Boss et demi-boss toujours très éclectiques, pour lesquels vous regretterez parfois de ne pas avoir choisir tel ou tel outil mortel pour assouvir votre office de bourreau.

Pour le reste, on est dans le standard  : 3 niveaux de difficulté, un mode Arcade permettant de refaire les levels déjà parcourus et un mode Defi qui n’est autre qu’un boss rush. A noter que la dimension scoring étant forcément très présente dans ce type de produit, le site recensant les meilleurs résultats existe toujours ! Rendez-vous sur www.Iridion2.shinen.com 

RAS pour la cartouche qui ne contient que la puce Maskrom. Les trous sont au-dessus des connecteurs, pas de colle ou de trucs bizarres type « blob », et l’AGB même si peu lisible correspond. Tout va bien, c’est une vraie.

Conclusion 

S’il n’a pas marqué l’histoire en s’arrêtant à une “simple suite”, il faut bien admettre que la série Iridion a su montrer ce dont la GBA était capable en matière de « 3D ». Avec son ambiance mécanique, ses environnements qui s’enchainent sans baisse de framerate et ses mélodies qui vont, une fois n’est pas coutume, finir en Mp3 dans ma voiture, le pari est réussi pour Shin’en.

Et quand bien même les reproches qui lui sont fait, ses notes moyennes et sa discrétion dans un catalogue dantesque, Iridion m’aura, le temps d’une après-midi, irradié de bonheur.